mercredi 23 mars 2016

20 autres conseils d'écriture


Hello! 

Comme vous avez pu le voir sur le blog, j'ai récemment relu Écriture de Stephen King. Cette fois-ci, en prenant des notes, non seulement dans mon esprit mais avec un stylo et du papier. Je me suis rendue compte que j'étais passée à côté de plusieurs éléments assez importants. Alors, pour continuer mon article sur les 20 conseils sur l'écriture où j'avais déjà pris plusieurs conseils de l'auteur lui-même, j'ai décidé de continuer dans un autre article. 

Je risque de répéter quelques points, mais chaque astuce est organisée de la manière dont King le fait dans son livre; tout d'abord, une section "boîte à outils" où il compare les éléments utilisés dans l'écriture à une boîte à outils à plusieurs étages (je ne parlerais pas de cette comparaison en détail, pour cela, lisez le livre!), puis l'espace "écriture" pour l'art d'écrire en soi. Nous (re)parlerons de l'espace de travail, de la régularité de votre écriture, des descriptions, des dialogues, de l'intrigue, la narration et la relecture de votre travail. 

(PS; si vous désirez également en savoir plus sur les conseils de Stephen King concernant la publication de vos textes, votre CV et comment vous pouvez trouver un agent – étant donné que je n'en parlerai pas sur cet article – faites moi savoir. Je pourrais peut-être faire un autre post consacré totalement à ce sujet car il est assez dense en soi et cet article va déjà être très long!)

~.~
Table des matières

Boîte à outils
– Vocabulaire
– Grammaire
– Texte

Ecriture
– Exercice des 1'000 mots par jour
– Espace de travail
– Descriptions
– Dialogues
– Narration
– Relectures
– Lecteur Idéal

Conclusion
~.~


L'étage la plus importante de votre boîte est le vocabulaire, selon King et selon moi. De ce que j'ai pu constater en écrivant tous les jours, je peux vous assurer que plus votre vocabulaire est diversifié, plus vous aurez de facilité à écrire. Et la meilleure manière de diversifier ce vocabulaire? Lire. Lire et lire. Chaque jour.
Stephen King dit d'ailleurs, d'une manière super modeste, qu'il est un lecteur lent et qu'il ne lit que 70 à 80 livres par année. (Si mes calculs sont bons, cela fait environ 2 livres par semaines, ce qui est assez impressionnant à mes yeux, mais au fond quand on peut rester chez soi pendant toute la journée, écrire, manger, s'amuser et lire, comme lui, je suppose qu'on a le temps. C'est la vie de rêve, vous dis-je, le rêve!)

Donc voici mes notes à ce sujet:

  • Votre vocabulaire peut être simple, poétique, plus familier, plus soutenu... mais il faut le connaître.
  • Il faut lire (et écrire, mais on va y venir) chaque jour. Il insiste sur cela. Car un auteur qui ne lit que très peu écrira en conséquent très peu. J'en parle dans mon ancien article.
  • Ecrire à propos de ce qu'on connaît est également une clé importante. Si vous aimez lire du policier, vous voudrez écrire du policier. Mais il faut faire attention à maitriser le champ, pour ce lisez donc beaucoup et familiarisez vous avec le sujet d'étude: les termes, les mots, les pratiques...


Un autre élément de base, mais vous serez surpris de savoir que ce n'est pas si facile que ça en a l'air. Vous pouvez détester la grammaire qu'on vous apprend à l'école – ne vous inquiétez pas, moi aussi je déteste ça – mais pour écrire, c'est crucial. Et pour l'améliorer? Lire. Oui. A nouveau.

  • Il faut éviter la forme passive. Le sujet doit faire l'action, pas la subir.
J'en avais déjà parlé, il me semble, mais voici un exemple.
Vous pouvez dire:

 Le corps fut transporté depuis la cuisine et déposé sur un sofa.

Stephen King nous dit qu'il accepte cette formulation, mais qu'il ne la recommande pas. 

A la place:

Freddy et Myra transportèrent le corps jusque dans le salon et l'installèrent sur le sofa.

Car comme il le dit, je cite: "Pourquoi faudrait-il que le corps soit le sujet de la phrase, d'ailleurs? Il es mort, bonté divine! Cornegidouille!" 

J'espère que vous êtes d'accord avec moi, mais l'action est représentée d'une manière beaucoup plus claire pour le lecteur sans le passif. Au lieu de voir le corps transporté, nous nous représentons Freddy et Myra qui le transportent. Et sans aucun détail, nous pouvons sentir leur effort et voir chaque action. 

(Cela montre aussi que parfois, il n'est pas si nécessaire que ça d'ajouter des adjectifs ou des adverbes, même si très souvent, c'est ce que nous croyons., pour faire passer le message au lecteur. Pensez-y aussi, quand vous lisez un livre la prochaine fois. Est-ce que vous avez vraiment besoin de chaque détail de l'action? Je ne crois pas.)

Retour au passif: L'action est plus claire dans l'esprit du lecteur. La grammaire joue un rôle fondamentale! De plus, la deuxième formulation sonne plus naturelle et plus agréable à mon goût. Evitez le passif, le plus possible. 

  • Il faut bien choisir ses verbes et éviter les adverbes (dans les dialogues, en particulier.)
J'en avais également parlé dans mon dernier article, mais laissez moi vous présenter plus d'arguments avec les exemples du texte.

Stephen King dit: "Lorsqu'il utilise la voix passive, l'écrivain trahit en général sa peut de ne as être pris au sérieux. {...} Avec l'adverbe, l'écrivain trahit le fait qu'il craint de ne pas s'être exprimé avec clarté, d'être passé à côté de ce qu'il voulait souligner ou du tableau qu'il voulait esquisser.“

Puis il nous donne l'exemple de la phrase

Il referma brutalement la porte.

Phrase qui n'a pas de problème en soi. Mais en questionnant la nécessité de l'adverbe "brutalement", on remarque qu'il n'en a pas autant. Si on connait l'histoire, si on sait ce qu'il s'est passé avant, le lecteur se représentera de toute manière cette action d'une manière brutale. Peut-être qu'en se contenant du verbe "claqua", on peut éviter cet adverbe et faire plus d'effet.

Je comprends l'envie de décrire la manière dont une action se passe, mais parfois, l'adverbe rend l'effet contraire de ce qu'on désire. Il bloque l'inertie du lecteur. Pensez-y également quand vous lisez, la prochaine fois. 
(Je vais sûrement le répéter des milliers de fois dans cet article, mais lisez. Lisez, vraiment et d'un nouvel oeil qui scanne les éléments. Il faut être lecteur pour être écrivain. Vivre le sentiment d'en être un avant de se lancer dans l'écriture.)

  • "L'objet de la fiction n'est pas la correction grammaticale, mais d'accueillir un lecteur et de lui raconter une histoire... et même de lui faire oublier, si possible, qu'il lit une histoire."
D'où la nécessité d'éviter ce qui coupe cette inertie. Vous aurez besoin d'une certaine concentration au début, mais vous vous habitueriez très vite à éviter ce genre de chose. Lire est également une bonne manière de le comprendre, au cas où nous ne l'aurez pas compris, hein.

Parlons maintenant de la forme de votre texte. C'est aussi important, vous l'aurez deviné. 


  • Evitez les paragraphes à rallonge
A part si c'est essentiel, bien sûr. Mais aucun lecteur n'aime réellement voir de gros blocs qui s'étendent sur plusieurs pages. Choisissez d'une façon judicieuse où vous pouvez couper vos paragraphes, pensez à l'effet que cela va deviner et aérez ainsi votre texte.
Car:

  • "Ecrire, c'est séduire."
Yep. 



Fallait bien qu'on y arrive un jour. Maintenant que vous avez la base, que vous lisez beaucoup (n'est-ce pas?), vous êtres prêts à écrire.
Mais alors à quelle rythme, combien de mots par jour, par année, qui sait, dans quelle espace, pourquoi, comment, pour qui? 
De nombreuses questions... 
Commençons par quelque chose de simple, votre devoir quotidien:

Lire

Ecrire

Vivre

Avec de jolies couleurs, comme ça ça rentre ^-^

Mais allons dans les détails, surtout les détails de l'action d'écrire (parce que lire, ça vous avez compris, depuis le temps)


Pourquoi 1'000 mots vous allez me dire. Je me souvenais de cette règle mais je ne la respectais définitivement pas. Puis me donner un but quotidien m'a beaucoup aidé. 
J'ai commencé ce lundi même, chaque soir, en rentrant de l'école, après avoir fait mes devoirs et geeké un peu, j'ai écris 1'000 mots (et un peu plus). 
J'ai observé beaucoup de chose. 
Premièrement, c'est pas si difficile que ça en a l'air.
1'000 mots représentent environ trois pages et demi d'un livre, mais il ne faut pas penser par page. Avancer son histoire petite partie par petite partie aide beaucoup et facilite tout. Vous écrivez, en vous concentrant sur ce que vous écrivez évidemment, mais en sachant aussi que vous vous exercez tout en avançant dans votre histoire. J'ai avancé dans mon roman qui était bloqué à la page 79 depuis un mois. Et j'écris ce paragraphe le mercredi 23 et je peux vous dire que j'ai écris près de onze nouvelles pages dans le roman en question, sans le remarquer, en trois jours. Et l'histoire a beaucoup avancé, j'ai réussi à dire ce que je voulais dire et j'étais très à l'aise. C'est un accomplissement, un double accomplissement même. Et ça ne prend pas autant de temps que ça. Cela dépend des jours, mais je dirais en moyenne vingt minutes chaque jour pour 1'000 mots. Peut-être que ça prendrait plus de temps ou moins pour vous, mais dans tous les cas, vous allez remarquez que ça aide beaucoup. 
Ces 1'000 mots vont vous sembler même peu, et libre à vous de rallonger la quantité selon si vous êtes en vacances par exemple et que vous pouvez plus écrire parce que vous avez plus de temps ou si vous êtes très à l'aise. C'est un exercice quotidien qui va aussi vous garder attaché à l'histoire et vous ne vous retrouverez pas dans la situation, après deux mois sans écrire, où vous aurez oublié les détails précédents de votre récit. 

Parlons maintenant de votre espace de travail. C'est si important mais souvent oublié. 
Vous devez avoir un espace de travail propre à vous, que vous utilisez chaque jour, qui vous est familier et accueillant. Je suppose que vous écrivez à l'ordinateur (c'est ce que je fais en tout cas), donc ayez un siège confortable, l'écran au niveau de vos yeux, pas trop près, gardez votre posture droite et écrivez. Votre bureau, la pièce je veux dire, doit être silencieuse. Fermez la porte, la fenêtre (jusqu'à ce que vous sentez le niveau d'oxygène baisser, dans ce cas aérez, hein),si vous voulez vous pouvez même baisser vos stores, si vous en avez, puis éteignez votre portable (laissez le de côté quoi et interdiction de le toucher!) (à part s'il y a urgence, ça va de soi), éteignez la télévision, évidemment, et évitez toute sorte de distraction. La seule chose qui vous ai permise, vraiment, c'est de la musique. King écoute apparemment du métal, ou en tout cas de la musique très forte pour s'enfermer dans une bulle. Je préfère personnellement mes playlists Spotifiy remplies de musiques classiques. (Je vous suggère par exemple la playlist Epic Classical, c'est par-fait pour moi, devinez ce que j'écoute en ce moment!).
Est-ce le silence qui m'effraie? Ou le bruit de mes doigts qui tapent comme des malades sur mon clavier? (qui est toujours aussi intact, bizarrement). Je ne sais pas, mais la musique aide beaucoup.

Alors vous êtes plongé dans une ambiance agréable et qui correspond à ce dont vous avez besoin pour vous inspirer, vous êtes confortablement installé (vous ne vous tenez pas comme Gollum quoi) et vous vous sentez bien et en paix avec vous même. 
Ah oui, j'ai oublié la possibilité d'avoir de quoi boire ou manger (pour moi c'est du cappuccino).
Donc vous êtes près à écrire. Et maintenant, écrivez!

Pour rallonger encore plus ce grand bloc que vous venez de lire – courage, c'est bientôt la fin (ou pas, je ne sais pas encore) – parlons de l'inspiration et des inquiétudes que vous vivez en écrivant.

Une question que mes amis me posent souvent c'est de savoir d'où je trouve mon inspiration. Honnêtement, aucune idée. Une fois, j'étais en voiture et ça m'est venu de nulle part, une fois je regardais des feux d'artifices et hop! un autre histoire, une autre fois j'ai rêvé de mon histoire et j'étais la protagoniste (très étrange expérience, mais les rêves sont très étranges aussi et s'en inspirer est incroyable!), et souvent tout cela se mélange avec mon état d'esprit également. 
On ne cherche pas l'inspiration, car on le trouve pas. Pourquoi chercher l'introuvable? L'inspiration vient à vous. Et ça sonne très philosophique mais je vous l'assure. Vous ne pouvez pas vous forcez mais l'inspiration a définitivement cette capacité sur vous. 
En gros, n'ayez pas peur, mais laissez là venir à vous. Sortez dehors, pour une promenade, seul ou avec des amis, dormez, lisez, vivez, changez vos quotidiens, osez l'incroyable et vous voilà ouverts aux idées. 

Puis les inquiétudes. 

Et si le livre n'est pas assez long? Et s'il est trop long? 
Réponse simple: La longueur d'un livre ne définit pas si ce livre est bon ou pas.
Une nouvelle fois, lisez beaucoup et pensez-y. Parfois ça n'en vaut pas la peine, parfois les histoires courtes sont les meilleures. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde (auteur qui est très vite devenu mon préféré, au même niveau que Carroll) n'est pas si long que ça. C'est la longueur parfait. L'histoire est racontée, le lecteur touché. 
J'ai très vite été découragé par certaines lectures trop longues, car je remarquais vite que ça n'en valait pas la peine. 
J'ai peur de faire cette erreur aussi et j'avoue être complexée par la longueur de mes bouquins mais j'essaie d'oublier et de me concentrer sur un contenu de qualité. 

Et alors, s'il y a des erreurs?
Réponse simple: il vous faut de l'expérience. Lire, oui encore lire, est la meilleure des solutions. Comme je le répète souvent, on apprend non seulement de ses propres erreurs mais aussi des erreurs des autres. Des autres auteurs dans ce cas, et tout le monde peut en faire. 
Autant que le lecteur, vous savez ce qui vous déplait et ce que vous aimez. Il suffit de reproduire cela quand vous écrivez.

Et si l'intrigue est mauvaise ou pas assez développée?
Bonne et surprenante nouvelle. Vous n'en avez pas forcément besoin. L'histoire se fabrique elle-même, une intrigue détaillée n'est pas nécessaire et même à éviter. 
Vous pouvez commencer par une idée de base, par exemple King parle de Misery, un de ses romans. Avant de commencer à l'écrire, il avait une idée très générale et de début: un écrivain allait se retrouver chez une fan folle qui allait le garder en captivité. Pas de "puis il fera ça, et elle fera ça, puis ça sera comme ça...". Non. Juste une idée. Et l'histoire découle d'elle-même. Elle s'écrit. Votre rôle n'est pas de contrôler vos personnages, vous ne travaillez pas avec une maison de poupée. Votre rôle est d'écrire et raconter ce que ces personnages font. Oui, c'est bizarre. Mais vous comprendrez.

Et si mes descriptions, mes dialogues et ma narration sont mauvais? 
Vous n'êtes pas parfait. Vous ferez des erreurs. Mais voici des astuces:

  • Descriptions

– Visualisez vous d'abord ce que vous allez décrire.
– Ne le faites pas trop succincte mais pas trop développée non plus. Trouvez un juste milieu. 
– Vous n'avez pas besoin de donner trop de détails sur les caractéristiques d'un objet ou d'une personne, à la place, prenez des détails bien choisis qui se chargent du reste.
– Et n'oubliez pas:

"Une description commence dans l'imagination de l'écrivain et doit s'achever dans celle du lecteur."

  • Dialogues
– Soyez honnête
– Faites-en quand c'est utile. Les dialogues sont un très bon instrument dans l'élaboration de vos personnages et de leurs caractères, par exemple. 
J'ai lu un livre policier il n'y pas longtemps et l'auteur, qui n'était pas mauvais à la base, répétait une erreur qui me dérangeait. La plupart des dialogues entre policiers et défectifs étaient décrites et non citées. Par exemple: "Peter leur raconta qu'il avait vu quelque chose. Un des policiers lui ordonna de s'en occuper immédiatement."
Je voulais connaitre les détails, les tons, je ne pouvais pas me représenter la scène. Pas d'inertie. C'était beaucoup trop écrit, pas assez raconté. Et ça ne respectait pas la règle "accueillir un lecteur et lui raconter une histoire... et même lui faire oublier, si possible, qu'il lit une histoire." Vraiment pas. Et ça se répétait, c'était lourd. J'ai arrêté de lire, tout simplement. Vous voyez que même un écrivain publié peut faire des erreurs. Mais ce n'était pas une lecture gâchée, car j'ai appris des erreurs des autres. Voilà. 
– Souvenez-vous de ce qui a été dis avant à propos des adverbes. Essayez donc de trouver de bons verbes de diction. J'ai imprimé une liste, que vous trouverez ici et je m'en sers à chaque fois. Mais faites attention à ne pas en abuser. N'exagérez pas avec trop de verbes particuliers à la suite. Vous n'avez même pas besoin d'en mettre tout le temps. Une réplique va très bien sans indication tant qu'on sait qui parle. Je n'utilise définitivement pas tous ces verbes, j'évite la plupart car je ne les comprends même pas moi-même, tout d'abord, et parce qu'ils sont beaucoup trop dans l'exagération. Et parfois, un bon vieux "dit-il" ne fait vraiment pas de mal. Seulement pas à la suite. 

  • Narration
Ce n'est pas facile de raconter une histoire. Parfois, vous voulez trop en dire et parfois vous n'en direz pas assez. Mais l'expérience est la seule chose que vous avez pour vous améliorer. Expérience en lecture et en écriture, ça va de soi. Donc écrivez, écrivez!


Relecture(s)
La relecture de votre texte est sûrement l'étape la plus importante. Vous ne pouvez pas finir un roman et le publier directement (vous ne pourrez même pas le publier, c'est aussi simple que ça). Vous devez vous relire, et même plusieurs fois.

– Quand vos avez terminé votre texte entier, et seulement quand vous l'avez terminé, laissez le sur votre ordinateur, ou imprimez le (c'est mieux pour une relecture, pour prendre des notes facilement!) et mettez le dans un tiroir et n'y touchez pas pendant au moins 6 semaines. 
– Pendant ces six semaines, vous pouvez attendre quelques jours (de repos et de récompense) avant de recommencer à écrire une autre histoire. Pas besoin que ça soit un autre roman. Si vous avez déjà écrit un texte très long auparavant, lancez vous dans quelque chose de plus léger pour varier et ne pas en mettre trop sur votre psychologie et votre bien-être. 
– Après six semaines, temps pour la relecture. Non seulement vous aurez oublié ce que vous avez écris, mais vous verrez en conséquent votre texte plus comme en étant l'auteur mais en étant le lecteur. Et ça change beaucoup. Pendant le premier processus d'écriture, vous êtes souvent tenté et vous vous voulez relire un paragraphe que vous avez écris quelques pages auparavant. Grande erreur. Vous allez détester ce paragraphe. Je vous le promets. Et ce n'est pas bon. Mais après six semaines, vous allez le relire pour la première fois et corriger vos erreurs sans le haïr. Vous aurez un regard plus claire. 
– Pendant cette relecture, armez vous d'un crayon gris et marquez les premières erreurs qui vous sautent aux yeux: orthographes, mots en trop, incohérences dans l'histoire (car vos idées peuvent changer, le caractère d'un personnage aussi et vous vous direz "La Meggie que je connais ne fera jamais ça!!" donc un changement sera nécessaire). 
– Cette relecture terminée, votre roman sera déjà un peu plus peaufiné. Vous pourrez reporter ces corrections sur le texte de votre ordinateurs en faisant une autre relecture au passage pour d'autres erreurs. 
– Puis relisez et relisez à nouveau jusqu'à ce que le texte vous semble potable et agréable à lire. Et que vous l'aimez bien sûr. 

Une simple formule que King propose et que un éditeur lui a conseillé peut vous aider:

Version 2 = Version 1 – 10%

Exemple: Si votre première version fait 4'000 mots, le deuxième pourra en faire 3'600. 


Lecteur Idéal 
Votre lecteur idéal est la personne pour laquelle vous écrivez, en quelques sortes. La personne qui relira votre travail après vous. Le lecteur idéal, donc. Vous écrirez en pensant à lui/elle, en devinant ce qu'il/elle aimera, n'aimera pas, où il/elle aura peur, rira... Et ce lecteur idéal vous motivera. Ça peut être n'importe qui. Mais quelqu'un que vous pouvez joindre facilement, qui vous connait, et qui lira votre texte et qui sera honnête. Peut-être, si vous avez de la chance, quelqu'un qui écrit aussi. Mais dans tous les cas, une personne qui lit régulièrement.
Observez cette personne pendant qu'il/elle lit votre texte, ses réactions puis écoutez son avis. Laissez le/la vous convaincre, convainquez le/la aussi, et débattez. Dans tous les cas, écoutez. Car c'est votre lecteur idéal, celui que le texte doit toucher. Si vous réussissez à séduire la personne, mission réussie! Vous réussirez sans doute à séduire le reste de vos lecteurs.
Pour Stephen King, c'est ça femme Tabitha, elle aussi écrivaine. Pour moi, c'est ma soeur... je suppose. Même si elle n'a jamais vraiment encore lu ce que j'ai écris. 
Qui sera votre L.I.?



Après près de quatre jours de travail, me voici à la fin de l'écriture de cet article. J'ai expliqué tout ce que j'ai pu expliquer et dit tout ce que je pouvais dire. 
Le meilleur sera définitivement de lire par vous même le livre de Stephen King et de prendre des notes. 
Laissez-moi savoir ce que vous en pensez, si vous avez des éléments à ajouter, (des fautes d'orthographes, de frappe à corriger ^-^), et j'espère réellement que ça vous a aidé!
Mon travail est désormais terminé mais le votre commence et j'espère que vous deviendrez l'écrivain que vous désirez être un jour. 
Une nouvelle fois, je vous rappelle que j'ai également des conseils concernant la publication de votre roman et que vous pouvez me les demander, je ferai un article séparé car celui-ci est énorme. 
Si vous avez pu lire tout jusqu'au bout, félicitations, vraiment et merci!
Je réponds volontiers aux questions et autres inquiétudes, ayant une certaine expérience, et donne volontiers aussi d'autres détails à propos de certains points alors n'hésitez pas.

Et comme le dirait Stephen King:


A très bientôt!
Alice





~.~



PS; Je tenais à le dire quelque part où vous le verrez, mais merci pour tous vos messages à propos de mon article de "retour". J'en ai reçu par commentaire mais aussi par mail, et je ne peux pas directement répondre aux messages qui viennent de mon formulaire de contact, donc je le dis ici: merci! ^-^

lundi 21 mars 2016

New On My Bookshelf | NOMB #1 |


Hello et bienvenue dans une nouvelle petite série! 
Malgré le manque de temps, je continue à me rendre à la bibliothèque très souvent pour emprunter pleins de livres. Certains restent de côté car ils ne me plaisent pas mais certains attirent mon attention. Dans tous les cas, avant de les lire, j'aimerais vous les présenter brièvement et vous dire pourquoi je les ai emprunté. Quelques uns pourraient être sujets d'une critique, qui sait?
Ça s'appelle "New On My Bookshelf" (j'ai littéralement réfléchi très longtemps pour trouver ce nom, puis c'était assez évident en fait) et c'est parti!



Ecriture de Stephen King



J'avais déjà emprunté ce livre pleins de fois et fais un article dessus que vous trouverez ici. Je l'ai adoré puis je me suis dis que je devais le relire il n'y a pas longtemps. Je suis enfin tombé dessus et je l'ai déjà presque terminé. 
Les conseils du grand auteur Stephen King sont précieux et m'avaient aussi aidé pour un de mes articles où je donnais 20 conseils sur l'écriture. 
Je voulais me rafraîchir la mémoire et je n'arrêterai sûrement jamais de lire ce chef d'oeuvre.



The Call of Cthulhu and Other Weird Stories de H.P. Lovecraft
(lecture anglaise)




J'ai réalisé que je n'avais jamais vraiment lu du H.P. Lovecraft mais que ses livres étaient parfaits pour moi. J'aime la folie, le mystère, l'horreur et Lovecraft a tout ça. Alors je me lance avec ce recueil et je sais déjà que ça va me plaire! J'ai aussi emprunté The Dunwich Horror et j'ai hâte de le lire!


The Poe Shadow de Matthew Pearl 
(lecture anglaise)



J'ai vu le nom Poe et le mot shadow et c'était parfait. C'est une autre nouveauté littéraire pour moi, je n'ai jamais lu du Matthew Pearl. J'ai hâte de le découvrir. Le livre est à propos de la mort mystérieuse de Poe et a reçu de très bonnes critiques. C'est un mélange qui me plait, alors je n'ai pas hésité!


Voilà.
En sachant que j'ai un mois pour lire tout ça (je vais surement prendre plus évidemment), c'est tout ce que j'ai pu prendre! 

D'autres suggestions, d'autres commentaires? Avez-vous déjà lu un de ces livres? 
Faites moi savoir! ^-^




















dimanche 20 mars 2016

Hello, hello!

Si vous tombez sur cet article, c'est que vous êtes l'une des rares personnes qui continuent à traîner sur mon blog malgré mon absence de plus de 6 mois. Encore. Oui.
Je me suis promise des milliards de fois de reprendre ce blog, de recommencer à écrire mes critiques mais ça n'a jamais vraiment marché. J'ai hésité des milliards de fois, encore une fois, d'arrêter complètement le blog, comme l'a fait Safran du blog Coffee and Books – blog qui m'a donné envie de commencer le mien et de le porter plus loin –  même de le supprimer parce que je déteste la moitié de mes critiques et je n'arrive plus à suivre un rythme normale. Mais je ne pouvais pas supprimer tous ces souvenirs, et le blog en a quand même connu pas mal. 

Lewis Carroll's Army n'est pas le blog littéraire le plus connu. Je reçois pas mal de visite, plus de 200 le mois dernier malgré l'absence, mais je n'ai jamais reçu des dizaines de commentaires à chaque article, des dizaines de visites instantanées. Ce n'est pas le manque de popularité qui me dérange, loin de là, car ça créée plus de pression si je dois être honnête, mais l'effort que je mettais dans chaque article qui me prenait tellement de temps et d'énergie et qui, au final, donnait un résultat que je trouve personnellement médiocre. Je me critique très souvent, que ce soit la manière dont j'écris dans ce blog ou écris en général dans ma vie. 

J'ai créée ce blog en essai, je voulais tout simplement partager mon avis car je trouvais ça dommage de le garder pour moi-même. Je ne me suis jamais soucié du nombre de visite, j'ai toujours été heureuse pour un seul commentaire. Je le suis toujours. C'est incroyable de voir que le blog est toujours autant visité et vu. Je suis fière de mes derniers articles, particulièrement les conseils pour l'écriture qui a eu beaucoup de succès parce que j'ai pu aider des personnes et les commentaires le montrent. J'avais commencé la série "Devenir écrivain" en vous promettant de continuer. A vrai dire, je m'étais lancée dans l'écriture de la suite et j'avais gardé le brouillon mais j'ai tout supprimé parce que je trouvais ça juste stupide. Stupide parce qu'il n'y a pas "d'étapes" pour devenir écrivain, il y a du travail et du plaisir. Je ne sais pas... 

Je lis de moins en moins. J'ai pu terminer uniquement quatre livres en un an en 2015. Et même si je recommence en ce moment en me donnant du temps, je lis des livres en anglais pour développer ça (et parce que je préfère tout lire dans leurs versions originales tant que je peux le faire). Je ne sais pas vraiment comment je pourrais en faire des critiques même si j'en fais dans ma tête. Si j'en fais, ils seront sûrement bilingues, un côté français et un autre anglais. 

Bon. Si vous avez eu le courage de lire cet article jusqu'au bout, voilà le problème. Je lis peu, désormais uniquement en anglais, et je continue à écrire. Je vais poster des articles, mais je vais arrêter de vous promettre des "une fois par semaine", "une fois par mois". Parce qu'honnêtement, je pourrais être super inspiré et en poster un chaque jour et arrêter de poster pour six mois après cela. Comme je le fais si souvent. Je vais mettre à jour ma "lecture du moment" quand j'y pense, et peut-être vous présenter les bouquins que j'emprunte dans des petits articles. (Peut-être que j'en ferai un juste après avoir posté celui-ci, peut-être...)

En gros, je vais arrêter de voir ce blog comme un devoir mais commencer à le voir comme une partie de plaisir. Arrêter de me forcer et de m'inquiéter de mon absence à chaque fois. Cela peut sembler injuste envers vous de le dire, mais je ne veux plus uniquement écrire pour vous mais aussi pour mon propre plaisir comme je le faisais au début. Mais c'est toujours un grand honneur je le répète, de voir quelques uns d'entre vous trainer sur le blog quand je ne suis pas là :)

Cet article est long et risque de ne jamais être lu mais je continuerai.
Honnêtement, je ne veux pas annoncer que j'arrête complètement le blog car même si c'est rare, parfois j'ai envie d'écrire dessus et je ne veux pas être stoppée. Je ne le ferai peut-être jamais. 
Un blog, par définition, doit être tenu en postant régulièrement. Il n'y a pas grand intérêt à ne poster que quelques fois pour le plaisir. Mais c'est la voie que je choisis, et j'espère vous voir quand même. 

Merci, si vous avez tout lu et merci même si vous ne l'avez pas fait, 
Je vous verrai "bientôt" (peut-être),

Alice